L'Idée Reçue la Plus Répandue
De nombreux épargnants pensent qu'il ne faut plus jamais verser sur une assurance-vie après son 70ème anniversaire, car l'abattement de 152 500 € par bénéficiaire disparaît. C'est une erreur patrimoniale majeure ! Le régime de l'article 757 B du Code Général des Impôts réserve un avantage fiscal colossal souvent ignoré.
1. Les Deux Règles de l'Article 757 B du CGI
Pour tous les versements effectués après vos 70 ans :
- Un abattement global de 30 500 € sur les primes : Cette somme est transmise à vos bénéficiaires sans aucun droit de succession (répartie entre eux au prorata de leurs parts).
- Une exonération TOTALE de toutes les plus-values et de tous les intérêts : Quelle que soit la plus-value générée par votre contrat (50 000 €, 200 000 € ou 500 000 €), les gains échappent intégralement aux droits de succession !
2. Exemple Chiffré : La Puissance du Dispositif
Imaginons un épargnant qui ouvre un nouveau contrat à 71 ans et y dépose 100 000 €.
Grâce à une gestion diversifiée (fonds euros, actions mondiales, SCPI), le contrat génère une plus-value de 60 000 € sur 12 ans et atteint 160 000 € au jour du décès.
- Sur les 100 000 € de capital versé : 30 500 € sont exonérés. Seuls 69 500 € sont réintégrés dans l'actif successoral.
- Sur les 60 000 € de plus-values : 0 € de droit de succession ! Les 60 000 € sont transmis nets d'impôt.
Si ces mêmes 100 000 € avaient été laissés sur un compte courant, un livret ou un compte-titres classique, l'intégralité des 160 000 € aurait été taxée aux droits de succession (jusqu'à 45% en ligne directe !).
3. La Règle d'Or : Ouvrir un Contrat Dédié
Pour faciliter la gestion administrative et éviter tout mélange avec vos primes versées avant 70 ans (qui bénéficient de l'abattement de 152 500 € de l'article 990 I CGI), il est fortement recommandé d'ouvrir un contrat d'assurance-vie distinct après vos 70 ans.
Cadre Déontologique & Avertissement Réglementaire
Cette publication constitue un document d'information générale et technique établi selon les textes légaux en vigueur en France au 1er janvier 2026 (Code Général des Impôts et Code Monétaire et Financier). Elle ne constitue en aucun cas une recommandation d'investissement personnalisée ni un conseil fiscal ou juridique individualisé. Tout placement comporte des risques de perte en capital et d'illiquidité.